Etant un archipel historiquement sur lui-meme, le Japon est un pays ou un décent logement a bon prix, y confortablement, et en harmonie avec des voisins japonais ne se conjuguent jamais au meme temps. Le fait que l’espace vivable au Japon est naturellement tres restreint et limite pour une population de plus de 120 millions, ceci ayant comme majeures conséquences une utilisation super rationalisée de tout cm2 de l’archipel et aussi un surhaussement du cout de l’habitat surtout dans les villes phares du Japon. C’est d’ailleurs, en termes d’habitat, que la majorité de la population Gaikokujin vivant au Japon rencontre des difficultés d’adaptation et d’intégration dans leurs communautés locales japonaises. Cet article présente a travers quelques récits, des problemes tres commun d’habitat au Japon et essaie d’amener quelques explications a leurs causes.



Un probleme tres en vogue au Japon jusqu’a un passé tres récent est le refus catégorique des Fudoosan de traiter avec une clientele étranger, surtout avec les Gaikokujin majoritairement originaire du Tiers-Monde. Ceci n’est pas seulement du a l’appartenance raciale, pouvoir économique ou bien statut géopolitique du pays de ces derniers, mais surtout aux yeux des Fudoosan et des Ooyasan, confier a de potentiels candidats non locaux la location de leurs propriétés comporte un trop grand risque en termes de "business" et de sécurité de dédommagement d’intérets en cas de problemes. La triste réalité est qu’il y a eu des antécédents avec des Gaikokujin qui soit, accumulaient les frais de loyer sur des mois avant de déguerpir pour d’autres cieux, ou bien partageaient un simple appartement avec une dizaine de compatriotes et pire meme, en le a d’autres compatriotes généralement sans papiers, le tout pour en aboutir avec la justice a des affaires d’immigration, de criminalité et la liste est encore longue. Récemment, les lois sur l’habitat ont été reformées de telle sorte que tout étranger, possible candidat a la location d’un logement est soumis a une longue liste d’exigences comme des papiers légales, dépôt dune large somme d’argent et revenus mensuels tres stables et surtout un Hoshoonin de préférences une connaissance de nationalité Japonaise. Ceci fait, dans la plupart des cites urbaines du Japon, les Fudoosan sont maintenant plus ouvert et pret a faire affaires avec une clientele étranger et d’ailleurs il y a meme une nouvelle branche d’agences spécialisées exclusivement a la location d’appartement aux étrangers. Autre facteur a signaler, est que certaines communautés locales ont des programmes d’échange culturel tres bien conçu pouraccueillir et intégrer des étrangers parmi elles, en mettant a leur disposition des logements de bonne qualité et dans d’abordables termes de location.

Dans un autre registre, le voisinage avec les communautés locales japonaises est une source tres fertile de frictions, d’incompréhensions et de frustrations pour un étranger au Japon. D’ailleurs éluder toutes sortes de problemes qui peuvent arriver a un étranger vivant parmi les japonais serait tout simplement chose impossible. Mais, certains problemes comme la répartition quotidienne du Gomi et le Kinjoo-Meiwaku sont communément partages par la majorité des Gaikokujin ayant des japonais comme voisins. Le premier probleme concerne le triage systématique des ordures au moment de les déposer dehors pour leur ramassage par le camion d’éboueurs. Les ordures et autres déchets d’une maison doivent etre sépares entre les matieres combustibles et celles non combustibles, meme si dans certaines communautés locales, le triage est plus diversifie et complique. Simple principe facilement compréhensible pour un pays qui respecte rigoureusement et fait la promotion mondiale des droits de l’environnement. Mais pour un étranger originaire d’un pays ou les soucis et l’aspiration a un meilleur environnement de vie sont des moins prioritaires, trier et repartir tous le jours le Gomi dans différents sachets est un exercice de fastidieux durant les premiers jours de séjour au Japon. Le risque que l’on encourt est de rester plusieurs jours sans que le camion d’éboueurs ne ramasse les sachets d’ordures déposes par un étranger pour la simple raison qu’ils contiennent des matieres supposées ne pas etre mélangées dans le meme sachet d’ordure. Une autre conséquence est de se faire identifier et revoir ses sachets d’ordures devant le seuil de sa porte et meme se faire sermonner séverement sur la pratique du triage d’ordures par les responsables de la communauté locale, car compare a un japonais, ce qu’un étranger consomme sur deux a trois jours se reflete et se dessine tres facilement dans le contenu de ses sachets d’ordures.

Un autre probleme tres fréquent est le tapage sonore de tous genres qu’un étranger peut émettre involontairement et qui peut etre source de conflits avec le voisinage. En général, du aux conditions séismiques et géologiques, l’épaisseur ou le facteur de propagation de son des murs qui séparent un appartement a un autre est tres limite au Japon compare a d’autres styles d’architecture dans le monde. La plupart des murs sont conçus a l’intérieur avec du bois et du "concrete" ou ciment tres léger aux extérieurs. Donc naturellement, avoir une conversation a haute voix entre amis ou bien écouter de la musique avec un rythme cadence genre Rap avec un stéréophone en toute puissance peuvent tout simplement détruire jusque l’harmonie entretenu avec le voisin d’a cote ou bien a une étage en dessous de son appartement, surtout a certaines heures de la journée.

Dans la majorité de ces perturbations sonores provoquées par un étranger, la réaction des voisins japonais quand ils ne peuvent plus supporter le bruit, peut aller tres sympathiquement d’un rappel a diminuer le son du stéréophone ou bien a des complaintes aux Fudoosan et Ooyasan et pire une dénonciation hypocrite a la police. Par exemple, prenons le cas de cet étranger qui aime bien utiliser son stereophone < jauge > avec du bon Rap comme réveil pour le soutirer tous les matins des bras de Morphée. Un bon matin, notre bonhomme est réveille non seulement par son Rap mais aussi avec des officiers de la police a son chevet ; ceux ci sont entres par la fenetre de son appartement apres avoir reçu un coup de fil d’un voisin anonyme. Et chaque matin, les policiers faisaient la tour de ronde les jours qui ont suivi cet incident pour guetter le réveil matinal de notre bonhomme et vérifier la décence du volume de son stéréophone. Les étrangers qui se sont trouve dans pareilles situations ne comprennent pas pareilles réactions de la part de leur voisinage et se retrouvent frustres ou meme prets a renvoyer la balle. Mais comme dit l’adage , a savoir, se renseigner sur les regles de voisinage et essayer de les respecter et ne pas importer de nouvelles regles de voisinage pratiquées dans un autre pays ou autre communauté locale.

. :: Lexique ::.

- Gaikokujin : Mot Japonais pour un étranger, tres utilise pour designer littéralement toute personne d’un autre pays qui séjourne au Japon.

- Fudoosan : Mot Japonais pour une agence de location. Tres répandues dans l’archipel, ces agences servent de liaison entre les possibles locataires et Ooyasan (propriétaires d’appartements a louer).

- Hoshoonin : Mot Japonais pour une personne garante des actions d’une autre. La personne a contacter en cas de problemes avec un individu.

- Gomi : Mot Japonais pour les déchets et ordures émanant quotidiennement des foyers.

- Kinjoo meiwaku : Mot Japonais pour le tapage sonores et bruits pouvant déranger le voisinage.

Seydou SOUMARE




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